A présent que les ventes de voitures d’occasion pour le 1e semestre 2026 sont tombés, on a pris le temps de les lire, de les analyser et on vous propose ce rapide point de situation.
Tout d’abord, sur cette première moitié de l’année 2026, le marché de l’occasion se porte mal ! Très mal même car il s’agit du pire 1e semestre depuis plusieurs années. 2 874 679 transactions enregistrées sur le premier semestre 2026, soit environ -4% par rapport au 1e semestre 2025.
La raison principale est assez simple : pour qu’il y ait des voitures d’occasion à vendre il faut que quelques années auparavant des particuliers ou des entreprises aient achetés des voitures neuves. Or, entre 2021 et 2023, nous étions dans une situation de crise mondiale de semi-conducteurs qui a mis un sacré coup de frein à la production automobile mondiale. Certains constructeurs s’en sont mieux sortis que d’autres mais en gros de 2021 à 2023 très peu de voitures neuves ont été livrées. Donc en 2026, il y a très peu de voitures d’occasion dans les concessions.
Voilà pour les chiffres globaux. Maintenant, si on regarde dans le détails, sans surprise le gagnant c’est le 100% électrique et le perdant c’est le diesel.
Oui, MAIS … Certes le diesel est en recul, mais lorsqu’il s’agit de découper ce gros gâteau de près de 3 millions de véhicules, le « mazout » représente toujours 43% de ce gâteau soit environ 1,25 millions de véhicules qui ont changé de propriétaires. Vient ensuite, l’essence (non-hybridé) qui représente 38% des ventes d’occasion (environ 1,1 millions de transactions).
Quant à l’électrique, sa part de marché pour les 6 premiers mois de l’année est de 4,3% soit un peu moins de 125 000 transactions. C’est peu, mais au 1e semestre 2025, cette part était de 3% seulement.
Une nette progression donc, mais qui reste en-dessous de la part de l’hybride (rechargeable et non-rechargeable) qui représente 12% du marché de l’occasion. Et selon nous, pour les prochaines années, ce type de véhicules devraient faire un carton sur le marché de l’occasion car les véhicules chinois dits « super hybrides » explose les chiffres de ventes de véhicules neufs en ce moment en France.
Pour faire simple, la technologie Super Hybride désigne les systèmes de propulsion avec une batterie et un moteur électrique pour déplacer le véhicule, mais avec aussi un moteur thermique qui sert quasi-exclusivement à la recharge de la batterie. On retrouve, par exemple, ce type de motorisation chez BYD sous le nom « DM-i », chez MG sous l’appellation « Hybrid+ » ou bien encore sous le terme « SHS » pour les véhicules de la marque Omoda & Jaecoo.
Les 2% manquants sont les motorisations GPL, E85 ou autres biocarburants.
Sources : Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement (SDES)
