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Essai DS N°7 : le SUV premium français fait peau neuve

DS Automobiles poursuit le renouvellement de sa gamme. Après les lancements en 2025 des N°8 puis N°4, la marque française dévoile cette année le DS N°7, qui succède au DS 7, son best-seller depuis son arrivée sur le marché en 2017. Il s’agit du premier modèle entièrement renouvelé depuis la création de DS en 2014, un lancement stratégique pour le constructeur, puisque le DS 7 représente à lui seul près de 50 % des ventes de la marque.

Positionnée sur le segment des SUV compacts premium qui représente 22 % du marché européen, cette nouvelle génération conserve les fondamentaux qui ont fait le succès de son prédécesseur tout en montant en gamme. Plus spacieuse et plus technologique, son offre fait désormais la part belle aux motorisations hybrides et 100 % électriques.

La version E-TENSE FWD Long Range revendique jusqu’à 740 km d’autonomie en cycle WLTP, faisant de la DS N°7 l’un des SUV électriques les plus endurants de sa catégorie. La commercialisation du nouveau DS N°7 débutera en octobre prochain, et aura pour mission de consolider le succès international d’un modèle qui réalise 70 % de ses volumes à l’export, notamment en Italie, en Allemagne et en Turquie.

En attendant son arrivée en concessions, le constructeur français nous donne rendez-vous sur les hauteurs de Cannes, direction les routes sinueuses du magnifique Parc naturel régional du Verdon, pour une première prise en main des versions hybrides et 100 % électriques.

Design

On ne change pas une formule qui gagne : le DS N°7 conserve son ADN et reste immédiatement identifiable. Pourtant, les designers ont revu sa posture pour lui donner plus d’assise sur la route. Le SUV premium s’allonge de 7 cm (pour atteindre 4,66 mètres) tandis que son empattement s’étire de 5 cm. Une nette croissance qui profite à l’habitabilité, notamment à l’espace aux jambes pour les passagers arrière.

À l’avant, le modèle adopte les derniers codes esthétiques de la marque, caractérisés par la signature lumineuse « DS Light Blade » et une calandre rétroéclairée similaire à celle de la porte-étendard N°8. À l’arrière, les feux verticaux reprennent ce graphisme acéré tout en jouant un rôle actif dans la pénétration dans l’air.

C’est d’ailleurs le gros dossier de cette nouvelle génération : la chasse aux traînées aérodynamiques. Fortement inspirée du concept-car DS Aero Sport Lounge datant de février 2020, la ligne de toit se fait plus fuyante pour accrocher un Cx de 0,26. Une belle performance pour la catégorie, visiblement obtenue sans sacrifier la garde au toit à bord.

L’autre évolution notable concerne la luminosité de l’habitacle. Les portières arrière ont été redessinées pour grappiller 30 % de surface vitrée latérale en plus, tandis que le toit panoramique optionnel s’agrandit de 40 %. De quoi apporter un sérieux puits de lumière à bord.

Mais sur un SUV à vocation familiale, le coffre reste le nerf de la guerre. Bonne surprise : malgré l’implantation des batteries sous le plancher sur les déclinaisons électriques et hybride, le volume du coffre est préservé et culmine à 560 litres. Côté modularité, un plancher à double niveau et une banquette arrière rabattable 40/20/40 permettent de glisser des objets encombrants.

Pour se démarquer une fois sur la route, la marque propose plusieurs configurations de style sur son modèle, notamment un toit noir contrastant ou une livrée bi-ton originale qui s’étend jusqu’au capot. Six teintes de carrosserie sont au programme, dont un inédit Vert Soie qui apportera une alternative rafraîchissante aux éternels gris et noirs du segment premium.

Ambiance à bord & Infordivertissement

Fidèle à sa réputation, la marque tricolore mise gros sur l’ambiance intérieure. À bord, la finition est flatteuse : la planche de bord et les contre-portes bénéficient de revêtements moussés, tandis que les autres surfaces oscillent entre aluminium brossé et bois véritable selon les versions. On retrouve évidemment les gimmicks maison indispensables à l’identité DS, comme les surpiqûres « Point Perle », le guillochage « Clous de Paris » ou les fameux sièges en cuir Nappa au dessin « bracelet de montre ».

Le catalogue s’articule autour de cinq ambiances (mêlant tissu, Alcantara ou cuir). Notons que la série spéciale de lancement, baptisée « La Première », s’offre une sellerie exclusive aux accents Art Déco (style particulièrement en vogue au début du XXe siècle).

Derrière le volant, l’instrumentation numérique se contente d’une dalle de 10 pouces, mais c’est au centre que le SUV premium fait sa révolution avec un grand écran tactile de 16 pouces. Ce dernier embarque une interface calquée sur l’ergonomie d’un smartphone, plutôt fluide et ergonomique à l’usage, avec des gros raccourcis sur les côtés de l’écran et même des boutons juste sous la dalle pour accéder directement à certaines fonctionnalités (comme la clim et les aides à la conduite). Signe des temps, le système intègre nativement ChatGPT pour piloter les fonctions du véhicule à la voix. Côté connectivité, Apple CarPlay et Android Auto fonctionnent sans fil via un support de charge par induction, épaulés par quatre prises USB-C.

Pour soulager le conducteur, le DS N°7 déploie une panoplie technologique complète :

Le SUV soigne par ailleurs son habitabilité aux deux rangs : à l’avant, les fauteuils sont chauffants, ventilés, massants et reçoivent même un système de flux d’air chaud soufflé au niveau de la nuque. Les passagers arrière ont eux aussi droit à des égards, avec des assises chauffantes et une gestion indépendante de la ventilation.

Enfin, l’insonorisation n’est pas négligée. Entre le vitrage feuilleté et les nombreux isolants phoniques, l’habitacle est particulièrement silencieux. Un écrin parfait pour le système audio optionnel « Focal Electra 3D » de 690 W et ses 14 haut-parleurs : nous apprécions particulièrement le son produit par ces enceintes, avec des voix bien nettes et des basses très profondes, sans saturation.

Motorisations & Conduite

Le DS N°7 fait l’impasse sur le thermique pur et se décline en versions hybride et 100 % électrique pour répondre aux exigences actuelles du marché européen en matière d’efficience énergétique.

La gamme électrique s’articule autour de trois propositions :

Sur les bornes rapides en courant continu, le SUV premium encaisse jusqu’à 160 kW. Sur la version Long Range, le passage de 20 à 80 % réclame 27 minutes, tandis que 10 minutes suffisent pour récupérer environ 190 km d’autonomie dans des conditions optimales.

Pour simplifier les grands trajets, le système intègre un planificateur d’itinéraire qui repère les stations de recharges utiles lors d’un long périple, ainsi qu’un pré-conditionnement thermique de la batterie (et aussi de l’habitacle pour rentrer dans une voiture déjà climatisée ou chauffée avant un départ) et la technologie Plug & Charge (recharge automatique sans badge sur les bornes compatibles) pour optimiser la vitesse de charge à l’arrivée.

Pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour le 100 % électrique, DS maintient une offre Full Hybrid 145 chevaux auto-rechargeable. Elle associe un bloc essence 3 cylindres 1.2 L profondément revu, dont 70% des pièces sont nouvelles par rapport à l’ancien PureTech, à un moteur électrique 0,4 kWh d’une puissance 21 kW (28 ch) logé dans la boîte automatique à double embrayage. En ville, le système permet de rouler jusqu’à 50 % du temps en électrique, ce qui permet de stabiliser la consommation mixte à partir de 5,4 l/100 km (121 g/km de CO₂).

Durant notre séjour dans le Verdon, nous essayons d’abord la version Long Range 245 chevaux qui, malgré ses 2,2 tonnes sur la balance, se montre plutôt à l’aise sur les belles routes sinueuses de la région. Avec un 0 à 100 km/h expédié en 7,8 secondes, le SUV conserve des performances de bon niveau et s’en sort très bien dans la plupart des situations de dépassement ou d’insertion. Côté consommation, nous relevons une moyenne de 17,6 kW/h au 100 km, soit une autonomie estimée d’environ 550 kilomètres à batterie pleine avec une conduite plutôt dynamique et du dénivelé.

Nous testons ensuite la version hybride 145 chevaux, bien plus légère en comparaison avec un poids de 1 631 kilos. Ce gain de poids permet de retrouver un véhicule similaire en terme de dynamisme sur la route en dépit des 100 ch manquants (0-100 km/h en 10,4s). Le moteur thermique est toujours présent mais très discret, et son association avec un petit moteur électrique permet d’avoir des départs énergiques en ville. Néanmoins la caisse prend un petit peu plus de roulis en virage par rapport à l’électrique (étant donné ses lourdes batteries sous le plancher qui abaissent le centre de gravité). Sur un trajet équivalent à celui emprunté avec la version électrique, notre consommation moyenne est de 7,1 l/100 km, ce qui autorise une autonomie théorique de près de 775 km.

Dans les deux cas pas de vocation sportive ici : le mot d’ordre reste le confort feutré. Le SUV dispose d’une suspension pilotée par caméra, qui « lit » la route en temps réel pour ajuster le tarage des amortisseurs avant de passer sur les irrégularités.

Tarifs

Le nouveau DS N°7 arrivera en concession courant octobre 2026 avec une offre très riche et des ambitions résolument premium pour concurrencer les Allemands. Mais entre les versions, les tarifs sont très variables sur ce modèle. Nous allons tenter de vous expliquer les différents niveaux de finitions et, surtout, quelles options justifient (ou non) de passer à la mouture supérieure.

Le choix du moteur est la première étape qui déterminera le budget de base de votre DS n°7 : l’hybride 145 ch propose un prix d’appel à partir de 43 900 €, tandis que la version de base électrique de 230 ch débute à 46 990 €. Pour les gros rouleurs, la version « Long Range » de 245 ch demande un peu plus de 3 600 € d’effort financier supplémentaire (dès 50 610 €). Enfin, la très puissante version 4 roues motrices de 350 ch est réservée aux finitions hautes, démarrant à 71 520 €.

Notre conseil : si l’électrique est l’avenir de la marque, l’Hybride 145 reste une excellente affaire pour profiter du confort DS à un tarif beaucoup plus doux (par exemple en finition Pallas, l’économie est de 10 520 € par rapport à l’électrique). Mais si vous souhaitez absolument rouler en 100% électrique, le moteur 230 ch sans options peut bénéficier des primes écologiques CEE, soit un prix réel compris entre 40k et 45k euros selon votre situation financière.

Le catalogue s’articule autour de quatre finitions :

Pour finaliser votre budget, gardez un œil sur la personnalisation :

Pour nous, la finition Pallas représente aujourd’hui le meilleur compromis du catalogue. Elle offre l’esprit premium de DS sans tomber dans la démesure tarifaire des versions hautes. En version Hybride 145, elle maintient le budget sous les 50 000 €. En électrique, l’associer à la grande batterie (E-Tense Long Range 245 ch à 62 040 €) vous offrira une polyvalence totale, faisant du DS n°7 un excellent compagnon de route.

Face à la concurrence

Lors de la conférence de presse, DS Automobile nous présente un comparatif en conditions réelles sur un long trajet autoroutier (vitesse moyenne de 120 km/h par 20°C, avec une marge de sécurité de 50 km à l’arrivée) sur un Paris-Montpellier.

D’après les résultats de la marque, le DS N°7 E-TENSE FWD Long Range est le seul C-SUV à ne nécessiter qu’un unique arrêt de recharge, tandis es concurrents directs imposent un rythme bien plus haché (2 arrêts pour les Mercedes GLB EQ & Audi Q4 e-tron, et 3 arrêts pour les Volvo EX40 & BMW iX1).

Mais chez AutoDay, on apprécie avoir une vue d’ensemble sur la concurrence à l’échelle mondiale :

ModèlePrixAutonomie WLTPPoints fortsPoints faibles
DS N°743 500 – 78 000 740 kmAutonomie, coffre, finition premiumPrix variable à élevé
Tesla Model Y45 000 – 55 000 €629 kmRecharge ultra-rapide, OTA, FSDAutonomie inférieure, finition moyenne
BMW iX146 000 – 55 000 €516 kmConduite sportive, marque premiumAutonomie plus faible
BMW iX3~ 65 000 €805 kmAutonomie, luxePrix très élevé
Audi Q4 e-tron53 000 – 60 000 €550 kmDesign, qualité de finitionAutonomie moyenne
Mercedes GLC EQ72 000 – 80 000 €715 kmConfort, prestigePrix très élevé
Volvo EX40~ 65 000 €575 kmSécurité, design scandinaveCoffre petit, autonomie moyenne
BYD Atto 338 000 – 42 000 €480-510 kmPrixAutonomie plus faible, coffre petit
BYD Seal45 000 – 48 000 €570 kmPrix, habitabilitéAutonomie inférieure, moins premium
XPeng G6~ 45 000 €570 kmPrix, Recharge 800VMarque peu connue en Europe
Zeekr 00155 000 – 65 000 €700 kmDesign, autonomieDisponibilité limitée
MG ZS EV35 000 – 40 000 €440 kmPrix, compacitéAutonomie faible, pas premium
Leapmotor B10~ 30 000 €361 – 434 kmPrix, compacité Autonomie faible, pas premium

Le DS N°7 semble s’imposer ici comme une alternative de choix pour l’automobiliste exigeant :

En somme, si son prix variable (43 500 € à 78 000 €) peut sembler ambitieux en haut de gamme, il offre une homogénéité face au marché : c’est un véhicule qui réussit l’équilibre délicat entre le besoin pragmatique d’autonomie (740 km) et l’aspiration émotionnelle au luxe. C’est, à ce jour, l’un des rares SUV électriques à ne pas demander de compromis majeurs entre le style et l’usage.

Construite à 89% en France, les commandes du DS N°7 ouvriront progressivement avant une commercialisation prévue en octobre. Une première version N°7 E-TENSE FWD ÉTOILE Ligne Business de 230 ch est d’ores et déjà proposée à la commande à partir de 64 200 €, avant l’arrivée des autres finitions et motorisations destinées aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.

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